Douzième maison
La douzième maison, moksha, signifie libération. Elle fait référence à la fin de notre voyage. C’est la maison de la perte, du laisser aller et de l’illumination. La douzième maison peut signifier la perte de notre corps physique à la mort. On l’associe aussi à la perte sur le plan monétaire comme moyen d’évasion à l’inévitabilité de la mort par la recherche des plaisirs et des folles dépenses. De plus, la douzième maison touche la perte émotionnelle que nous pouvons éprouver au fil de la vie, qu’il s’agisse d’un héritage des vies passées ou d’un événement traumatique dans l’enfance.
La douzième maison est celle des associations internationales. On peut sentir la perte de sa propre identité culturelle à mesure qu’on s’expose aux différentes façons de penser des étrangers que l’on côtoie.
L’abandon du corps physique à la mort nous confronte à la réalité de l’âme. La mort est simplement le passage d’une réalité à l’autre si on reconnaît, durant sa vie, être une âme incarnée dans un corps physique. Si, en revanche, nous ne sommes pas conscients de la nature de notre âme, nous aurons du mal à laisser aller la vie, et l’imminence de la mort nous rendra en furieux, amer et terrifié.
La perte de nos biens matériels, comme l’argent, peut être positive ou négative. On peut voir le manque d’argent comme un moyen de simplifier sa vie pour pouvoir se concentrer sur l’esprit; cet état est une libération pour nous. Par contre, on peut avoir perdu son argent dans la quête des plaisirs afin d’oublier le caractère inévitable de la mort.
Pareillement, on peut voir les associations internationales comme étant positives ou négatives. Par exemple, notre famille peut immigrer dans un pays étranger pendant notre enfance. Dans ce cas, nous pouvons ressentir la perte de notre culture héréditaire et nous sentir forcés, pour survivre, d’accepter la culture de notre nouvelle patrie. Cette situation pourrait même créer une crise d’identité au sein de la famille. En vieillissant, nous pouvons choisir de voir cette expérience comme étant positive ou négative. Ou bien, notre travail peut requérir que nous voyagions dans d’autres pays. À mesure que nous nous exposons à de nouvelles façons de penser, nous pouvons apprécier l’enrichissement de notre expérience culturelle ou ressentir du mécontentement face à notre culture. Ou encore, nous pouvons être à l’aise dans notre propre culture, mais ressentir un fort désir d’explorer d’autres façons de voir la vie. Dans ce cas, notre expérience sera sans doute positive et nous élargirons notre vision des choses. Même si nous sommes déçus de nos associations internationales, nous rentrons en appréciant davantage notre propre culture.
La douzième maison est aussi celle de Bouddha où, devant notre mortalité, nous éprouvons un état de nirvana dans notre vie. Nous sommes dans un état de béatitude où nous réalisons que notre âme est immortelle.