L'histoire de la chirologie
Histoire de la Chirologie
Les plus anciennes écritures sacrées hindoues, qu’on appelle les Védas, sont composées d’hymnes, de prières, de formules liturgiques et d’enseignements sur la réalité absolue et la libération de l’âme. Le mot véda signifie « connaissance » en sanskrit.

La chirologie védique est l’étude de la structure et des signes de la main humaine. Les rishis, ou sages, de l’Antiquité croyaient à la corrélation entre les traits visibles de la main, le conscient, les processus mentaux subconscients et l’intuition supraconsciente de l’âme. L’étude de la chirologie védique fournit un langage qui permet d’exprimer cette connexion entre le corps, le mental et l’âme. Son but est de nous aider à acquérir une meilleure connaissance de nous-mêmes.
L’interprétation de l’information offerte par la main nous permet de voir où résident nos forces cachées. Nous pouvons apprendre à résoudre nos conflits intérieurs en établissant un équilibre entre le corps, le mental et l’âme. En nous débarrassant de nos attitudes défaitistes, nous pouvons exploiter nos ressources intérieures.
Nous pouvons appliquer ce que la chirologie nous apprend sur nous à des domaines bien précis de la vie de tous les jours : carrière, santé, mariage, conflits interpersonnels et vie spirituelle.
L'âge d'or de la Chirologie
L’âge d’or de la chirologie en tant que science spirituelle a commencé en Inde il y a environ 5 000 ans avec les Védas. Il existe quatre recueils d’écrits sacrés : le Rigveda, le Yajurveda, le Samveda et l’Atharvaveda. Sri Aurobindo, grand maître indien et sommité de la pensée védique, explique l’origine des Védas comme suit :
« La langue des Védas est struti, c’est-à-dire un rythme qui n’est pas composé par le mental, mais qui est fait plutôt pour être entendu; c’est un mot divin dont la vibration part de l’infini et s’installe au cœur de ceux qui ont décidé de se rendre réceptifs à la connaissance impersonnelle. » — Aurobindo Ghosh (1956,6) extrait de Mantra.
Vers 800 av.l’ère chrétienne, pour rendre les Védas plus accessibles à l’humanité, les sages de l’Antiquité les ont traduits et compilés en six branches auxiliaires du savoir appelées védangas.
Les védangas, dont la traduction littérale signifie « branches » des Védas, formant l’être cosmique, le ved purusha. Les six branches sont shikksha (phonétique), kalpa (rituels), vyakaran (grammaire), nirukta (étymologie), chhandas (mesure) et jyotish (connaissance des corps célestes). Le jyotish, qui représente les yeux des Védas, se traduit par le « Seigneur de la lumière », d’après la racine sanskrite jyot (lumière). (Il est intéressant de noter que le mot jyo lui-même signifie « conseiller ».)
La littérature consacrée à la science du jyotish s’est divisée en un certain nombre de domaines d’études, les uns complétant les autres. Leur point de convergence consistait à déterminer comment des changements à grande échelle dans les schémas énergétiques du macrocosme, par exemple au niveau des planètes et des constellations, ont des effets directement décelables sur le microcosme, plus particulièrement sur la vie humaine. La compréhension de ces sciences nous permet d’exercer notre libre arbitre pour rehausser les effets positifs ou atténuer les effets négatifs.
L’une des branches du jyotish est le samhita shastra, la connaissance mathématique qui porte sur le choix d’un moment propice pour des événements précis. Par exemple, certaines constellations sont propices pour le mariage, les études, les semailles et la récolte. D’autres sont propices pour la méditation, les achats importants, la signature de contrats, etc.
De samhita est venu angvidya, l’étude des diverses parties du corps en fonction des stimulis planétaires. Le samudrik shastra, qui se traduit par « l’océan de la connaissance », est un dérivé de cette branche. Le samudrik shastra permet d’interpréter toutes les caractéristiques du corps humain, y compris la taille, la forme, la couleur, la texture, les lignes, les signes et les marques; ces caractéristiques servent d’indicateurs des tendances de notre personnalité et de notre comportement.
Le samudrik shastra se divise en trois parties : mukh shastra, l’étude des lignes, des signes et des marques du visage; paad shastra, l’étude des lignes, des signes et des marques sur les pieds, et hast rekha shastra, l’étude des lignes, des signes et des marques sur les mains. Cette dernière subdivision est connue sous le nom de chirologie.
Les écrits consacrés à l’exploration de la main humaine sont connus en sanskrit sous le nom de hast jyotish, qui se traduit littéralement par la « science de l’analyse de la main ». Comme nous l’avons vu, le hast jyotish porte davantage sur la prévention que sur la prédiction.