Yoga

Yoga (14)

yoga2Aujourd’hui, nous terminons notre exploration des huit étapes de Yoga Sutras de Patanjali qui conduisent à la santé et au bonheur.

Dans l’article du mois dernier, nous avons discuté de la 6e étape – Dharana – la pratique de la concentration qui nous prépare à la septième étape, la méditation. Aujourd’hui, nous jetterons un coup d’œil aux deux dernières étapes, Dhyana, la méditation, et Samadhi, l’illumination.

Dhyana et Samadhi

En apprenant à nous concentrer, nous pouvons faire taire le dialogue mental que nous avons dans notre tête. Lorsque notre attention est libre de toutes distractions internes et externes, nous pouvons méditer afin de connecter avec l’Esprit en nous. Selon Paramahansa Yogananda, fondateur de Self-Realization Fellowship, lorsque notre âme a pris une forme physique, nous nous sommes identifié à notre corps et à ses limites temporelles. Grâce à la méditation, nous devenons plus en harmonie avec notre âme. Nous connectons à l’immensité de l’Esprit en éprouvant des sentiments de paix et de joie toujours plus grands. Dans les états d’exaltation les plus profonds, l’âme et l’esprit s’unissent à nouveau dans une communion extatique et béatifique ou samadhi.

L’objectif de la méditation n’est pas d’atteindre l’inconscience ou le néant. Il consiste plutôt à élever notre conscience pour ne faire qu’un avec l’univers. Le calme que nous ressentons en méditation s’étend à tous les aspects de notre vie — durant une journée chargée au travail, en faisant l’épicerie ou en planifiant nos vacances.

Il ne faut pas confondre la méditation et la simple concentration. La concentration consiste à nous libérer de toutes distractions mentales et à centrer notre attention sur une pensée précise qui nous intéresse.

Selon Kriyananda, disciple de Paramahansa, en nous concentrant pendant une longue période sur n’importe quel aspect de notre conscience, nous adoptons les qualités qui s’y rattachent. Par exemple, si on se concentre sur les plaisirs des sens, on associe le bonheur à la gratification que nous tirons de ces plaisirs. Si on se concentre sur les fautes que nous commettons, nous ne faisons qu’intensifier ces fautes. Par ailleurs, si on se concentre sur des vertus précises, nous devenons plus vertueux. Comme l’explique Paramahansa, la méditation est une forme toute spéciale de concentration pendant laquelle l’attention, libérée de toute agitation, peut se porter sur Dieu. La méditation consiste donc à utiliser la concentration pour connaître Dieu ou l’Esprit qui nous habite. En méditation, le sens de soi qui nous distingue des autres commence à se fondre dans le grand océan de la conscience universelle dont nous faisons tous partie intégrante.

Comme l’affirme Paramahansa, en méditation, on réalise que depuis toujours il y avait quelque chose de formidable en nous, mais nous ne le savions pas. Nous atteignons ainsi l’étape ultime des huit étapes de Yoga Sutras que nous ressentons même au beau milieu des tâches les plus exigeantes ou dans la tranquillité de notre foyer. Nous éprouvons alors une sensation de bonheur, peu importe les circonstances que nous vivons et l’environnement qui nous entoure. Le Samadhi, un état d’intense concentration, constitue la dernière étape en méditation pendant laquelle nous pouvons communier avec l’univers.

Les huit étapes fonctionnent de pair : Les cinq premières — yama, niyama asana, pranayama et pratyahara — sont les étapes préliminaires du yoga qui constitue les fondements d’une vie spirituelle. Elles touchent le corps et le cerveau. Les trois suivantes, qui ne pourraient pas exister sans les étapes précédentes, touchent le reconditionnement du mental. Elles aident le yogi à atteindre l’étape ultime, soit le Samadhi ou l’illumination – la réalisation de l’union avec l’Esprit.

Je recommande fortement à tous mes clients et étudiants d’adopter une discipline spirituelle pour pouvoir progresser dans la vie. Il existe de nombreux enseignements pouvant nous amener au Samadhi. Ma recommandation personnelle : Les Leçons SRF de Paramahansa Yogananda à étudier à domicile qui proposent des instructions détaillée sur les techniques yogiques de méditation, de concentration et d'énergisation du corps.

À titre de rappel, n’oubliez pas mon cours de yoga tous les lundis soirs. Si vous ne pouvez pas y assister, n’hésitez pas à réserver une session avec moi en ligne au www.centrebirla.com ou en composant notre numéro sans frais 866.428.3799. Je pourrai alors vous aider à développer une routine de yoga qui vous conviendra. Je suis également disponible pour des massages, des consultations et des cours de chirologie. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

Namaste,    

Chandan

dharanaAujourd’hui, nous continuons notre exploration des huit étapes de Yoga Sutras de Patanjali qui constituent les fondements de la pratique du yoga.

Dans l’article du mois dernier, nous avons discuté de la 5e étape, pratyahara, soit le retrait des sens des objets extérieurs. Aujourd’hui, nous explorerons la 6e étape, dharana, soit la concentration sur le lobe frontal, ou le 3e œil.

Dharana

La concentration, ou dharana, suppose qu’il faut enseigner au mental à fixer son attention sur un point ou une image précise. Selon Patanjali, la concentration c’est forcer la pensée à rester à un seul endroit. L’objectif consiste à immobiliser le mental en repoussant doucement toutes pensées superflues et en fixant notre attention sur un objet comme la flamme d’une chandelle, une fleur ou un mantra. Lorsque nous arrivons à l’étape de dharana, la concentration se fait sans effort. On sait que le mental est concentré lorsqu’on oublie que le temps passe.

Selon une étude réalisée par la National Science Foundation, on estime que notre cerveau produit de 12 000 à 50 000 pensées par jour. D’autres estiment ce nombre à 60 000 par jour. Notre mental est constamment occupé et chacune de nos pensées produit au niveau physique une pluie de sécrétions chimiques. Les pensées affectent donc sans cesse le corps. De plus, on estime qu’entre 95% et 98% de nos pensées sont répétitives; comme une ritournelle, nos pensées et nos réactions émotionnelles agissent sans cesse dans notre esprit à notre insu.
 
Distrait par nos pensées, nous ne sommes pas entièrement présent dans nos activités ou dans nos interactions avec les autres. Notre énergie est absorbée dans notre babillage mental. Nous sommes souvent inconscient du flot incessant de nos pensées. Nous prenons conscience de la multitude de pensées qui nous assaillent et de notre incapacité à calmer notre esprit quand nous devons nous concentrer, résoudre un problème ou étudier.

La pratique de dharana peut nous apprendre à saisir chaque moment et à devenir de plus en plus présent dans tout ce que nous faisons. La concentration est essentielle pour tous ceux qui aspirent à prendre leur vie en main. Lorsque nous sommes concentré, nous évitons de dissiper nos énergies dans toutes sortes de pensées ou d’activités. Notre capacité à nous concentrer est indispensable pour connaître le succès; elle peut nous amener à accomplir de grandes choses. Autrement, nous éparpillons nos efforts.
 
Tratak est une technique de contrôle mental basée sur une forme puissante, quoi que peu connue, de concentration yogique. On y apprend qu’en concentrant notre attention sur un seul point, nous pouvons empêcher notre esprit de vagabonder en l’habituant à être immobile.

Dans son livre The Power of Awareness, Neville Goddard affirme que l’exercice suivant peut nous aider à contrôler notre attention : Chaque soir, avant de sombrer dans le sommeil, essayez de concentrer votre attention sur vos activités de la journée dans l’ordre inverse. Pensez d’abord à la dernière chose que vous ayez faites, soit d’aller au lit, puis reculer dans le temps en pensant à l’activité précédente jusqu’à ce que vous reveniez à la toute première chose que vous ayez faite ce jour-là, soit sortir du lit. Ce n’est pas un exercice facile, mais tout comme un exercice précis peut nous aider à développer nos muscles, celui-là contribuera grandement à développer les « muscles » de notre attention. Il faut développer, contrôler et concentrer notre attention pour réussir à changer notre image de soi et ainsi à façonner notre avenir.

 

Le mois prochain, nous examinerons la 7e étape, Dhyana ou méditation.

N’oubliez pas mon cours de yoga tous les lundis. Si vous ne pouvez pas y assister, n’hésitez pas à réserver une session avec moi en ligne au www.centrebirla.com ou en composant notre numéro sans frais 866.428.3799.

Je pourrai alors vous aider à développer une routine de yoga qui vous conviendra. Je suis également disponible pour des massages, des consultations et des cours de chirologie. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

Namaste,    

Chandan

Mardi, 18 Septembre 2012 19:24

Le yoga en tant que mode de vie – Partie V

Écrit par Chandan Rugenius

yoga2Aujourd’hui, nous continuons notre exploration des huit étapes de Yoga Sutras de Patanjali qui conduisent à la santé et au bonheur.

Dans l’article du mois dernier, nous avons discuté de la 3e et de la 4e étapes – asanas et pranayama, qui signifient respectivement postures de yoga et exercices de respiration pour prolonger la force vitale. Aujourd’hui, nous explorerons la 5e étape, pratyahara – le retrait des sens des objets extérieurs.

Pratyahara

Pour Patanjali, pratyahara constitue le pont entre les aspects externes du yoga – yama, niyama, asana et pranayama – et les aspects internes du yoga – dharana (concentration), dhyana (méditation) et samadhi (béatitude), soit le but ultime de toute pratique yogique.

Pratyahara signifie reculer ou retraiter. Le suffixe ahara signifie nutrition; pratyahara se traduit donc par se retirer de ce qui nourrit les sens. En yoga, le terme pratyahara sous-entend le retrait des sens de tout attachement aux objets extérieurs. On y parvient en s’exerçant à trouver la paix et en cultivant l’immobilité intérieure au lieu de laisser les sens stimuler notre mental. Grâce à la pratique de pratyahara, nous ne nous laisserons pas distraire par l’odeur du barbecue de notre voisin pendant que nous méditons. En maîtrisant cette étape, nous concentrons notre mental de sorte que nos sens le suivent et non l’inverse.

Lorsque nous subissons sans cesse l’influence de sensations et d’événements, il est difficile de se sentir en paix et d’avoir la tranquillité d’esprit. Nos réactions aux circonstances que nous vivons sont en grande partie responsables de notre instabilité émotionnelle et de notre tristesse. Patanjali affirme qu’en laissant notre environnement nous affecter, nous causons notre propre malheur. La pratique de pratyahara nous aide à découvrir la paix intérieure qui semble si insaisissable mais qui, pourtant, a toujours été à notre portée.

Paramahansa Yogananda, dans le chapitre La Science du Kriya Yoga de son livre Autobiographie d’un Yogi, explique que « quand nous pouvons fermer nos cinq sens de la vue, de l’ouïe, de l’odorat, du goût et du toucher, nous pouvons nous unir par l’esprit aux mondes divins ou matériels. Nous ne sommes plus dérangés par des sensations tapageuses et des pensées agitées. »
Neville Goddard, dans son livre The Power of Awareness, explique que c’est nous qui attirons les préoccupations extérieures lorsque notre attention est consciemment absorbée par les impressions externes du quotidien. Le jour où l’on réussit à contrôler les fluctuations de notre attention, on maîtrise notre destinée. Nous n’accepterons plus la domination des conditions ou des circonstances extérieures. Nous n’accepterons plus la vie en fonction du monde extérieur. Nos humeurs devraient créer nos circonstances et non l’inverse.

Pratyahara nous aide à « anesthésier » nos sens, ce qui nous prépare à l’étape suivante, dharana, pour pouvoir concentrer notre mental, le sujet de mon prochain article.
Si vous avez des questions ou pour réserver une session de yoga avec moi, n’hésitez pas à me contacter en ligne au www.centrebirla.com ou en composant notre numéro sans frais 866.428.3799.

Voici les renseignements sur mon prochain cours de groupe de yoga :

Date : Tous les lundis soirs, à compter du 24 septembre 2012
Heure : 19h – 20h15
Lieu : Centre de mieux-être Birla, Chénéville, Québec
Coût : 150$ pour 12 sessions ou 15$ par session.

Namaste,
Chandan
  

Nous continuons notre exploration des huit étapes de Yoga Sutras de Patanjali qui forment les fondements de la pratique du yoga :

  1. Yama : conduite idéale dans nos rapports avec les autres
  2. Niyama : code de conduite personnelle pour notre émancipation spirituelle
  3. Asanas : postures
  4. Pranayama : exercices de respiration pour prolonger la force vitale
  5. Pratyahara : retrait des sens des objets extérieurs
  6. Dharana : concentration sur le lobe frontal (3e œil)
  7. Dhyana : méditation
  8. Samadhi : illumination

Après avoir abordé les yamas et les niyamas, les deux premières étapes, nous nous attarderons à la 3e et la 4e étapes – asanas et pranayama.

La 3e étape : Asanas – Posture

Asanas, soit les postures pratiquées en yoga, constituent la 3e étape. Selon les textes yogiques de l’Antiquité, le corps est le temple qui abrite notre esprit. Par conséquent, le soin et l’entretien de notre véhicule physique sont une part importante de notre croissance spirituelle. Par la pratique des asanas, nous développons discipline et concentration, deux éléments nécessaire à la méditation.
Idéalement, les postures de yoga ont pour but d’apaiser le corps, d’éveiller le prana, ou force vitale, et de diriger l’énergie dans la colonne vers le cerveau. Bouger le corps par les postures de yoga apporte de nombreux bienfaits, y compris améliorer la santé, la force, l’équilibre et la flexibilité. À un niveau plus profond, cependant, la pratique d’un asana a pour but de calmer le mental et de développer la conscience. Bien que les asanas tonifient le corps et le rendent plus sain, leur objectif ultime consiste à nous préparer afin de pouvoir nous asseoir calmement pendant des heures en méditation. Par conséquent, les asanas constituent un tremplin pour faire monter l’énergie au 3e œil dans la méditation pour, en bout de ligne, parvenir au samadhi ou à la béatitude. Les asanas devraient être pratiqués la colonne droite mais suffisamment détendue pour que l’énergie monte librement vers le cerveau.

Il faut pratiquer les asanas lentement, en douceur et consciencieusement. Là où nous plaçons notre attention est là où nous générons de l’énergie et, comme le dit Swami Kriyananda, à mesure que notre conscience grandit, notre énergie augmente. De plus, nous ne devons jamais forcer lorsque nous pratiquons une posture de yoga, car cela bloquerait la circulation d’énergie. Au lieu de passer rapidement d’un asana à l’autre, il est préférable de tenir une posture et de faire une pause entre les asanas pour donner le temps au corps d’assimiler l’énergie.

La 4e étape : Pranayama : exercices de respiration pour prolonger la force vitale

Pranayama est un terme sanskrit composé de deux mots,  « prana », qui signifie « force de vie » et « yama » qui veut dire « prolonger ». Cette technique se compose de 3 étapes : puraka — inspiration; recaka — expiration; et kumbhaka — rétention. En contrôlant notre respiration, nous sommes en mesure d'apporter des changements à notre conscience vers l’obtention d’une meilleure santé globale. L’harmonisation de l’inspiration et de l’expiration permet au corps de se détendre donnant lieu à un équilibre des activités corporelles.

La pratique des étapes asana et pranayama permet de purifier et de discipliner le corps et le mental, respectivement. Lorsque nous pratiquons ces deux étapes ensemble, une sensation physique de chaleur, appelée tapas, se produit. Cette chaleur fait partie du processus de purification des nadis, ou canaux énergétiques subtils du corps. Ce processus donne lieu à un corps sain et à un esprit en paix. Comme le rythme de notre respiration est lent et profond, nous renforçons notre système respiratoire et apaisons notre système nerveux. Comme le mental est calme et que nous avons moins d’envies et de désirs, nous pavons la voie pour la 5e étape, Pratyahara, pendant laquelle nos sens physiques se retirent des événements extérieurs. À cette étape, notre mental devient le parfait véhicule pour la 6e étape, Dharana ou concentration.
J’aimerais terminer l’article en citant le maître de yoga, Iyengar, qui a mentionné que la vie d’un yogi ne se mesure par en nombre de jours, mais bien en nombre de respirations. La pratique du  pranayama purifie le corps et libère le mental des distractions, facilitant la concentration et la méditation.

N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions ou pour réserver une session de yoga avec moi en composant notre numéro sans frais 866.428.3799 ou en ligne au www.centrebirla.com.

Voici les renseignements sur mon prochain cours de groupe de yoga :

Date : Tous les lundis soirs, à compter du 17 septembre 2012
Heure : 19h15 – 20h30
Lieu : Centre de mieux-être Birla, Chénéville, Québec
Coût : 150$ pour 12 sessions ou 15$ par session.

Namaste,
Chandan

yoga breath2 blogLe mois dernier, nous avons jeté un regard approfondi sur les yamas, la première de huit étapes pour mieux vivre grâce à la philosophie et la discipline du yoga.
         
Les yamas sont souvent étudiés de pair avec la 2e étape, les niyamas. Yama et niyama désignent les choses à faire et à ne pas faire qui constituent les fondements d’un comportement moral. Les yamas (les abstentions ou choses à ne pas faire) sont associés au code de conduite acceptable dans nos rapports avec les autres, dénotant comment traiter ceux qui nous entourent. Les niyamas (les observances ou choses à faire) sont associés au code de conduite acceptable dans notre développement intérieur.

Niyama est un mot sanskrit qui signifie règles ou code de conduite personnelle. Les niyamas font référence à notre réalisation spirituelle et à la connaissance de soi. Ils offrent des lignes directrices associées à notre discipline, notre sens des responsabilités et à la manière dont nous nous traitons.

Examinons les cinq niyamas.

Purité ou saucha constitue le premier niyama ou observance de Patanjali. Il fait référence à la pureté du corps, de la parole et du mental. On parvient à la pureté quand nous écartons toute négativité physique et mentale de notre être. Sur le plan physique, il faut rester propre grâce à une bonne hygiène, une bonne diète et un programme d’exercices qui optimisera la condition de notre corps pour lui permettre de fonctionner au plus haut niveau d’efficacité. De plus, en gardant notre environnement propre et en enlevant les articles non essentiels qui désencombrent notre espace vital et notre lieu de travail, nous acquérons beaucoup de liberté en simplifiant notre vie; nous pouvons alors nous concentrer sur ce qui est véritablement important.

Pour atteindre la pureté de la parole, saucha nécessite que nous disions toujours la vérité de  manière inspirante afin d’aider, de guider, d’appuyer et de réconforter les gens que nous côtoyons.  Le premier principe du livre Comment se faire des amis et influencer les autres de Dale Carnegie consiste à éviter de critiquer, de condamner ou de se plaindre. Il explique que Benjamin Franklin n’avait aucun tact dans sa jeunesse mais est devenu diplomate et tellement adroit à composer avec les gens qu’il a été nommé au poste d’ambassadeur américain en France. Son secret? Il ne parlait jamais en mal de quelqu’un et disait tout le bien qu’il savait sur cette personne. N’importe qui peut critiquer, condamner ou se plaindre, mais il faut avoir du caractère et de la maîtrise de soi pour être compréhensif et indulgent.

Quant à la pureté du mental, saucha nécessite que nous surveillions constamment nos pensées pour qu’elles soient en harmonie avec notre moi supérieur au lieu d’être prise dans la dualité extérieure du plaisir et de la douleur; les préférences – ce que nous aimons et n’aimons pas – peuvent nous garder confus et désorienté. Comme le suggère Wayne Dyer dans son livre Wishes Fulfilled, chaque fois que vous vous regardez dans le miroir, rappelez-vous que le regard posé sur vous n’est pas celui de votre corps physique en changement constant, mais celui plus profond de votre moi invisible. Il faut enfermer nos cinq sens physiques dans une boîte verrouillée à double tour pour qu’ils ne nous convainquent pas du contraire.

Le contentement ou santosha est le deuxième niyama ou observance de Patanjali. Nous pouvons cultiver le contentement et la tranquillité d’esprit en étant heureux de ce que nous avons et de qui nous sommes. Comme le dit un proverbe chinois, les Occidentaux sont toujours sur le point de commencer à vivre. Nous sommes perdus dans nos souvenirs ou nous attendons impatiemment une occasion, comme terminer nos études, nous marier, trouver un emploi ou prendre notre retraite. Par conséquent, nous ne vivons pas vraiment dans le moment présent. L’objectif du 2e niyama consiste à pratiquer d’être conscient de chaque moment et convaincu que les choses évoluent comme il se doit. L’observance de santosha nous encourage à arrêter de nous inquiéter de ce qui pourrait arriver ou de n’être pas assez bon et d’apprécier ce qui se passe présentement dans nos vies. Le contentement, comme un muscle, a besoin d’exercice; autrement, nous attendrons toujours qu’il se manifeste.

La discipline ou tapas est le troisième niyama de Patanjali. Tap signifie littéralement feu capable de transformer toutes choses. Tapas fait référence au feu de la discipline grâce auquel nous pouvons transformer notre corps et notre conscience vers un but élevé et une cause noble. Chaque jour nous donne l’occasion de faire preuve de discipline et de choisir des habitudes positives pour mieux nous sentir. Nous pouvons, par exemple, décider de nous lever tôt chaque matin pour avoir le temps de faire du yoga et de la méditation afin de nous sentir plus flexible, plus fort et plus paisible.

Autrement, nous passerons la journée à tenter de maintenir un certain équilibre.
Tapas s’applique à tout. Il fait référence par exemple à la nécessité d’être constant dans nos pratiques quotidiennes, y compris nos habitudes d’hygiène comme l’usage du neti pot et de la soie dentaire, etc. Il peut aussi nous inciter à garder la pose de nos asanas quelques secondes de plus, mais aussi à être maître de soi en faisant preuve de gentillesse et de considération envers quelqu’un, même pour la millionième fois.

L’étude des textes sacrés ou svadhyaya est le quatrième niyama de Patanjali. J’aime l’interprétation du 4e niyama de Deborah Adele qu’elle appelle l’étude de soi dans son livre The Yamas and Niyamas. Elle explique que l’étude de soi c’est savoir que notre véritable identité est divine. Le svadhyayanous incite à consulter tous les écrits qui peuvent nous aider à élever notre conscience pour réaliser cette vérité. Par exemple, si nous remplissons un seau d’eau de l’océan, l’eau prisonnière du seau est toujours l’océan. La pratique de svadhyaya nous aide à connaître et à ressentir la divinité en nous, à réaliser que nous ne sommes pas distincts l’un de l’autre et que nous ne faisons qu’un avec tout le monde, même si nos sens physiques nous montrent une image différente. Comme Paramahansa le dit dans l’une de ses affirmations, Tu es l’océan, nous sommes la vague, nous ne faisons qu’un. Par l’étude et l’application des vérités extraites des textes sacrés, comme la Bible ou la Bhagavad Gita, nous en viendrons à notre propre réalisation que nous sommes illimités et que, comme Jésus l’a dit, « tout ce que je peux faire, vous pouvez le faire aussi ».Vivre avec la conscience du Divin ou ishvara-pranidhana est le cinquième niyama de Patanjali. Deborah Adele, dans son livre The Yamas and Niyamas, appelle cette observance l’abandon. Ishvara-pranidhana c’est être dévoué à Dieu, à Buddha, à la source en nous ou à ce que nous considérons divin. En connectant à un moi supérieur, nous parvenons à une raison d’être plus gratifiante pour chacun de nous. Dans l’abandon, ou dans la foi dans le divin, nous n’avons plus à lutter dans nos interactions quotidiennes. Nous comprenons que tout fonctionne à la perfection et comme il se doit. En lâchant prise, nous sommes en harmonie avec une source illimitée où nous pouvons réaliser le meilleur de nous-même et mener une vie plus satisfaisante.

J’espère que les yamas et niyamas feront partie de votre routine quotidienne et s’installeront dans votre façon de penser, de ressentir et de vivre pour que vous puissiez retirer les bienfaits de ces codes de conduite ancestraux.

N’oubliez pas mon cours de yoga tous les lundis soirs. Si vous ne pouvez pas y assister, n’hésitez pas à réserver une session avec moi en composant notre numéro sans frais 866.428.3799 ou en ligne au www.centrebirla.com. Je pourrai alors vous aider à développer une routine de yoga qui vous conviendra. Je suis également disponible pour des massages, des consultations et des cours de chirologie. De plus, cet été j'offrirai des sessions de Yoga de 90 minutes gratuitement lors des Samedis portes ouvertes. Consulter notre site pour plus d'informtion.

Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

Namaste,
Chandan

yoga blogLe mois dernier, je vous ai présenté les huit « membres » ou étapes pour mieux vivre grâce à la philosophie et la discipline du yoga. Ce mois-ci, nous examinerons en profondeur la première de ces huit étapes, Yama.
 
Yama est un mot sanskrit qui signifie littéralement mort. Dans la mythologie védique, Yama est le dieu de la mort. D’une certaine façon, yama peut être perçu comme étant la mort de notre moi inférieur pour pouvoir être en harmonie avec notre moi supérieur. Par conséquent, yama fait référence à un code de conduite permettant de transcender l’ego pour nous connecter à l’esprit.
 
Les yamas sont souvent examinés avec la 2e étape, les niyamas. Yama et niyama désignent les choses à faire et à ne pas faire qui constituent les fondements d’un comportement moral. Les yamas (les abstentions ou choses à ne pas faire) sont associés au code de conduite acceptable dans nos rapports avec les autres, dénotant comment traiter les autres et ceux qui nous entourent. Les niyamas (les observances ou choses à faire) sont associés au code de conduite acceptable dans notre développement intérieur. L’article d’aujourd’hui portera sur les yamas.

Bien que Patanjali, considéré par beaucoup comme étant le père du yoga, énumère cinq yamas dans ses Yoga Sutras, Hatha Yoga Pradipika énumère dix yamas traditionnels :

1.  Ahimsa signifie non-violence. Selon ahimsa, il faut s’abstenir de causer du tort à toute créature, y compris nous-même, par la pensée, la parole ou l’action en toute circonstance. Dans son livre, The Divine Romance, Paramahansa Yogananda mentionne que pour qu’une querelle ait lieu, il faut au moins deux personnes. Il ne peut donc y avoir aucune dispute si l’on refuse d’y participer. Le principe d’ahimsa s’applique aussi de manière plus subtile, car nous sommes également responsable de ne pas blesser qui que ce soit (y compris nous-même), lui faisant ainsi perdre ses qualités comme la joie ou l’enthousiasme. Bien qu’il soit plutôt rare que l’on commette un meurtre, en revanche il est plus fréquent de blesser les autres par des mots méchants ou des regards peu amicaux. Puisque l’on récolte ce que l’on sème, on finit par ne blesser que nous-même, ce qui peut être facilement évité. L’objectif du yoga est d’atteindre l’union avec toutes les formes de vie.

2.    Satya signifie vérité. Satya comprend la franchise non seulement dans nos communications, mais également en pensée. Patanjali a donné un moyen de voir si nous maîtrisons cette vertu. Il affirme que par la pensée ou la parole, nous pouvons obtenir ce que nous souhaitons sans même faire un geste. Par exemple, un saint peut guérir quelqu’un simplement en lui disant dans une profonde concentration, « portes-toi bien ». Satya peut également nous aider à aller au-delà des sens physiques pour voir qu’en réalité nous sommes bien plus qu’un corps physique. Dans un profond recueillement, nous pouvons nous demander « qui sommes-nous véritablement? » « Qui est mon véritable moi? » De plus, satya nécessite que nous allions au-delà de nos préférences pour rester objectif. Nous devons aussi être fidèle à nous-même et percevoir les choses telles qu’elles sont, en étant ouvert à l’idée d’écouter les opinions des autres, même si nous jouons gros en nous accrochant à nos idées.
 
3.    Asteya signifie honnêteté. En observant asteya, il faut s’abstenir de voler, tant sur le plan tangible qu’intangible. Par exemple, au niveau tangible, on peut dérober un objet, comme une voiture et, au niveau intangible, nous pouvons faire perdre à quelqu’un son bonheur ou sa confiance. Asteya est aussi associé à la convoitise. Comme Kriyananada, auteur de The Path l’explique, « asteya signifie ne pas désirer même ce qui nous revient de droit, en réalisant que ce qui nous appartient véritablement viendra à nous de toutes façons; ainsi, notre bonheur n’est pas conditionné par notre capacité de l’obtenir. Le désir nous pousse à regarder vers l’avenir pour sa matérialisation, au lieu de réaliser que nous avons déjà la perfection. Pourquoi ressentir que nous avons besoin de quoi que ce soit dans l’univers quand nous sommes déjà l’univers? La convoitise est comme une ficelle attachée au ballon de la conscience qui l’empêche de s’envoler. » (traduction) La convoitise n’est pas limitée aux objets matériels. Comme le dit Sri Yukteswar, auteur de La Science Sacrée, on peut couper la tête des autres pour paraître plus grand. Quand on s’adresse durement à quelqu’un ou qu’on parle négativement de quelqu’un, on revendique l’exclusivité de la vertu pour soi-même.
 
4. Brahmacharya se traduit par conduite divine, en exerçant une maîtrise de soi sans répression, surtout sexuelle. Autrefois, de nombreux yogis étaient pères de famille. La personne qui observe brahmacharya évite toute rencontre sexuelle sans importance. Comme Paramahansa Yogananda le mentionne dans The Divine Romance, si on développe l’amour parfait dans notre âme, on commence à apercevoir le Divin dans chacun. Souvent lorsque la pression du désir monte en nous, nous pouvons ressentir le besoin de la défouler. Nous ne réalisons pas que cette énergie intérieure ne doit pas être gaspillée; en fait, il en faut davantage pour maintenir la paix et la concentration qui peuvent être perturbées par la tension physique et émotionnelle, entraînant des désaccords. Nous ne refoulons pas notre énergie lorsque nous la transformons et la dirigeons vers le cerveau. L’énergie ainsi dirigée peut nous donner un formidable pouvoir de réalisation sur tous les plans. Kriyananda ajoute que lorsque nous sommes guidé par notre volonté, il n’y a pas de répression mais bien une transmutation. Il ne faut pas gaspiller notre énergie par la tension physique et émotionnelle ou par l’agitation de nos pensées et de nos mouvements.
 
5. Kshama fait référence à la patience. Kshama dénote la capacité à libérer le mental des contraintes de temps, en étant pleinement conscient et en vivant le moment présent. L’ennui, l’angoisse et l’agitation n’ont aucune emprise sur nous quand on aime ce qu’on fait; on est alors entièrement concentré et engagé. Ghanshyam Singh Birla, directeur du Centre Birla, aborde cette question à la p. 8 de son livre Introduction au hast jyotish, « Nous avons tous déjà eu le sentiment d’être absorbés dans le moment présent et de ne plus être conscients des limites de temps et d’espace. Quatre heures filent pour l’enfant qui visite un zoo tandis que ces heures semblent durer une éternité pour l’adulte qui l’accompagne et qui préférerait être en train de jouer au golf. Inconscient de sa fracture à la cheville, le patineur professionnel gagne une médaille pour sa performance époustouflante. Absorbée par le cours qu’elle donne, une enseignante ne se rend pas compte que deux heures se sont écoulées. Cependant, lorsque nous faisons quelque chose qui a peu de sens pour nous, comme produire nos déclarations de revenus alors que nous préférerions aller au cinéma avec des amis, nous n’engageons pas notre cœur et notre esprit dans ce que nous faisons. Le temps peut sembler démesurément long et nous avons l’impression d’être figés dans le temps. »

6. Dhriti fait référence à la constance. Dhriti nous aide à persévérer jusqu’à ce que notre objectif soit atteint. Nous pouvons mener chaque tâche à bien sans laisser la peur ou l’indécision y faire obstacle.

7. Daya se traduit par compassion. Daya nous permet de dépasser tout sentiment dur, cruel et insensible envers tous les êtres.

8.  Arjava se traduit par sincérité. En observant arjava, nous devenons honnête et n’avons aucune envie de tromper ni de berner qui que ce soit. Nos gestes ne sont motivés par aucune raison personnelle ni arrière-pensée.
 
9. Mitahara se traduit par appétit modéré. En observant mitahara, nous ne mangeons ni trop ni trop peu. Certains textes sur le yoga encouragent à s’abstenir de consommer des aliments avec un visage ou dérivé de quelque chose avec un visage, comme le bœuf, le poulet ou les œufs.

10. Shaucha se traduit par pureté. En observant shaucha, il faut éviter tout ce qui peut polluer le corps, le mental et la parole.

J’espère que l’article a pu vous renseigner adéquatement sur les yamas. Le mois prochain, nous aborderons en profondeur les observances – les 10 niyamas – les lignes directrices que les sages ont établies pour notre réalisation spirituelle.
 
D’ici là, je recommence tous les lundis soirs mon cours de yoga. Si vous ne pouvez pas y assister, n’hésitez pas à réserver une session avec moi en composant notre numéro sans frais 866.428.3799 ou en ligne au www.centrebirla.com. Je pourrai alors vous aider à développer une routine de yoga qui vous conviendra. Je suis également disponible pour des massages, des consultations et des cours de chirologie. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles.

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